Le domaine du marketing est en perpétuelle évolution. Nous entendons parler de Big Data depuis maintenant plusieurs années. On entend parler de la force qu’elle représente aujourd’hui puisqu’elle permet de connaître les habitudes du consommateur à tel point que les entreprises peuvent anticiper certains besoins.
Les agences évoluent en intégrant cette donnée importante dans leur offre. L’agence Fifty Five à Paris en a fait son corps de métier : les collaborateurs de cette agence sont ainsi des datas scientists, ils mettent en place des stratégies « data-driven » et discutent de BrandTech (l’exploitation de la technologie au service de la marque).

Que ramène vraiment cette nouvelle approche à l’entreprise? A-t-elle une réelle plus-value pour les PME?

En fait, que fait un data scientist ?

Métier crée par Facebook & LinkedIn en 2008, ce métier a été élu le plus sexy du XXIe siècle par Hasard Business Review. Profession tendance, le data scientist est un mélange d’un mathématicien, statisticien et informaticien, et marketeur. Orienté client, il sait manier le chiffre comme personne pour en sortir des informations capitales dans les choix stratégiques de l’entreprise.
Les études ont toujours eu une place importante au sein des départements marketings. Mais les choses sont passés à la vitesse supérieure avec l’avènement d’Internet. Son omniprésence a généré un volume important de données qui complètent la vue analytique disponible jusqu’alors. Le business du data center et du cloud a donc pris tout son essor.

Gérer ses données localement

A l’échelle locale, l’exploitation de ce type de données vaut également de l’or. Une partie de ces dernières est déjà en la possession de l’entreprise mais elle n’est pas suffisamment exploitée. La gestion, l’analyse et l’optimisation de ces données peut déjà considérablement aider à optimiser une stratégie et ajuster des investissements. Le Big Data est d’ailleurs utile à tous les domaines de l’entreprise (comme sur les processus de production par exemple).

Surtout, les données récoltées complètent la compréhension du consommateur en dehors de l’univers de l’entreprise. Elles présentent un angle de vue différent.

Attention cependant à ne pas tomber dans le trou noir de la data. Il est important de définir avec attention les éléments clefs qui doivent être mesurés et se limiter à ceux-ci uniquement au risque de se retrouver englouti dans un nuage de données (qui pourraient d’ailleurs se contredire).

Seulement, le travail sur ces données n’est pas la panacée. Le recours à un spécialiste des données reste encore nécessaire. Les data scientists étant encore rare en Suisse romande, il n’est pas aisé de trouver son spécialiste. Des Master en science de la data voient le jour pour doter le marché de spécialistes du Big Data.
Et vous, comment exploitez-vous ce fameux Big Data dans votre structure ?